Protection des orchidées

Perte, restauration et conservation de l'habitat des orchidées

Habitat des Phragmipedium en Équateur

En tant que passionnés d'orchidées, nous sommes des cultivateurs de ces végétaux et nous essayons d'imiter leur habitat naturel dans nos serres et appartements. Plus nous leur donnons les conditions de culture idéales, plus nos orchidées se développent merveilleusement. Il en est de même dans leur habitat naturel.

Déforestation en Équateur à 1600m

Nous savons également pour la plupart que les orchidées et leur biodiversité ont besoin de conditions spécifiques dans la nature. L'habitat naturel pour beaucoup d'orchidées s'est dégradé depuis un certain temps à un rythme de plus en plus effréné. Il y a eu beaucoup de facteurs qui ont accéléré ce processus sur l'environnement : le changement climatique, les brûlis, l'exploitation agricole et celle de l'homme avec les routes, les logements etc. Tout ceci dégrade lentement leur habitat et suffisamment pour que les orchidées ne puissent pas survivre. Nous devons être plus attentifs avec les ressources que nous avons. Il est tout à fait possible encore, malgré les dommages causé à ces milieux, d'agir de façon à restaurer et conserver ce formidable capital que nous avons : la nature.

Habitats protégés en Équateur à 2000m

Il est relativement facile de changer et commander dans nos serres et appartements (ex-situ) particulièrement comparé aux éléments dans un habitat normal d'orchidée. Dans la nature, il est bien plus difficile de renverser des dommages car une fois que l'habitat a été détruit cela devient assez compliqué. Notre responsabilité ne s'arrête pas dans nos appartements ou à la porte de nos serres. La terre et ses habitats sont notre jardin collectif. Nous sommes responsables d'une grande partie des dommages. Il nous incombe de changer et de corriger ces dommages et de donner le meilleur de nous-mêmes de sorte que les orchidées et leur biodiversité (in-situ) puissent continuer à se développer pour les générations futures.

Au cours de l'année, nous vous informerons de nos actions (qui verront le jour prochainement), lors de notre officialisation avec l'organisme avec lequel nous allons travailler.

Le règlement de la CITES

Logo CITES

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, connue par son sigle CITES ou encore comme la Convention de Washington, est un accord international entre Etats. Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.

La nécessité d'une convention de ce genre peut paraître évidente au vu des informations largement diffusées de nos jours sur le risque d'extinction de nombreuses espèces emblématiques telles que le tigre et les éléphants. Cependant, dans les années 1960, à l'époque où l'idée de la CITES commençait à germer, le débat international sur la réglementation du commerce des espèces sauvages en vue de les conserver ne faisait que commencer. Avec le recul, la nécessité de la CITES s'impose. On estime que le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et qu'il porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d'animaux. Ce commerce est varié, allant de plantes et d'animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d'autres encore. L'exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s'ajoutent d'autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l'extinction. De nombreuses espèces sauvages faisant l'objet d'un commerce ne sont pas en danger d'extinction mais l'existence d'un accord garantissant un commerce durable est importante pour préserver ces ressources pour l'avenir.

Comme le commerce des plantes et des animaux sauvages dépasse le cadre national, sa réglementation nécessite la coopération internationale pour préserver certaines espèces de la surexploitation. La CITES a été conçue dans cet esprit de coopération. Aujourd'hui, elle confère une protection (à des degrés divers) à plus de 30.000 espèces sauvages – qu'elles apparaissent dans le commerce sous forme de plantes ou d'animaux vivants, de manteaux de fourrure ou d'herbes séchées.

La CITES a été rédigée pour donner suite à une résolution adoptée en 1963 à une session de l'Assemblée générale de l'UICN (l'actuelle Union mondiale pour la nature). Le texte de la Convention a finalement été adopté lors d'une réunion de représentants de 80 pays tenue à Washington, Etats-Unis d'Amérique, le 3 mars 1973; le 1er juillet 1975, la Convention entrait en vigueur.

Les Etats qui acceptent d'être liés par la Convention (qui “rejoignent” la CITES) sont appelés “Parties”. La CITES est contraignante – autrement dit, les Parties sont tenues de l'appliquer. Cependant, elle ne tient pas lieu de loi nationale; c'est plutôt un cadre que chaque Partie doit respecter, et pour cela, adopter une législation garantissant le respect de la Convention au niveau national.

Depuis des années, la CITES est au nombre des accords sur la conservation qui ont la plus large composition; elle compte actuellement 175 Parties.

Site de la CITES

Le site de la CITES : http://www.cites.org/fra/index.shtml

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